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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 11:02

De retour, pendant que nous tapons ces quelques lignes, pour raconter un peu notre aventure, nos amis Cédric, Vincent et Arnaud nous ont concocté un super film de leur PTL... A ne manquer sous aucun prétexte!!!


Merci d'avoir partager cette fin de course avec nous, et remettez-vous bien!!!
Par Emeric - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 21:07
A mon tour de m'y coller.

Mardi 25 août 17h, nous récupérons les dossards. Des GO nous expliquent le fonctionnement de la balise. C'est simple, mais il faut juste penser à changer les piles tous les soirs à 20h. La pression monte gentiment. On fait les photos de groupe, on se la pête avec nos belles tenues Under armor.
18h briefing, le "colonel" Marmier donne ses consignes. L'ambiance est bon enfant et pendant ce temps la pluie commence à tomber, pas de bol, une premiére nuit sous la pluie peut compromettre notre escapade et surtout notre timing.
19h Pasta Party, on se remplit le ventre pour mieux affronter la nuit "terrible" qui nous attend, la pluie continue de tomber et des éclairs zébrent le ciel, ça promet surtout pour le col de l'Enclave.
21h On se rassemble autour du départ pour voir le spectacle donné par des jongleurs et cracheurs de feu. La pluie s'est arrêtée mais du côté des Contamines il y a toujours des éclairs.
22h Dans le SAS de départ c'est la concentration, derniéres embrassades, derniers regards. Catherine Poletti péte un cable et fend la foule en énumérant le nom de toutes les équipes.
22h10 c'est le départ sous les acclamations d'une foule venue nombreuse nous acclamer, c'est incroyable le monde qu'il y a. On se croirait un soir de 14 juillet au feu d'artifice de la Grand Motte!
22h25 1ére erreur d'orientation pour les équipes de têtes. Hallucinant!!! comment ont- ils fait pour se perdre?, il fallait juste suivre le chemin. Du coup effectivement, on se retrouve en tête pour 15s, c'est le pied!
Aux Houches, la pluie se remet à tomber. Putain, je pense à mes pieds qui ont souffert lors de la derniére reco, pourvu que...
La montée au Col de Voza s'engage, on enfile les ponchos et là, une équipe nous double en corsaire et T-shirt en nous balançant "vous êtes bien là-dessous?" : 3 avions au nom barbare de "Esneutois célestes" s'enfoncent dans la nuit.
L'ascension se déroule sans probléme, toujours sous la pluie. La descente se passe aussi trés bien. Philippe connait parfaitement le coin donc pas besoin de carte ou de GPS, on récupére 1 puis 2 puis 3 équipes qui profitent de l'aubaine pour sucer la roue, un peu trop à notre gout.
Du coup, dés que l'occasion se présente nous tentons une option qui déstabilise nos suceurs, plongés dans leur carte ils ne savent plus quel chemin à gauche prendre. Le 1er, le 2éme, le 3éme???? Le bon était le 2éme, nous optons pour le 4éme tout en sachant que tous ménent au même endroit.
Bilan à l'entrée des Contamines on compte 10' d'avance sur ce groupe qui nous rattrapera pendant notre pause.
La pluie a cessé, nous repartons en trottinant jusqu'à la Gorge, les gourdes pleines de thé chaud. Cette petite pause a fait du bien. Les choses sérieuses commencent enfin avec la montée au col d'Enclave que je ne connais pas.
Lors de leurs recos Philippe et Emeric se sont arrêtés sous le col. Cà glissait sévére!!!
Finalement, dans le noir et l'humidité cette difficulté est avalée sans trop de probléme. Par contre la bascule sur la grande écaille est plus compliquée, impossible de retrouver la bonne trace. Heureusement une équipe nous rejoint et nous aide à retrouver celle ci.
Ce coup de cul passera aussi sans probléme d'autant plus que le chemin est enfin visible contrairement à la reco.
Pour moi le 1er signe de fatigue apparaitra dans la montée au refuge Robert Blanc, cette ascension est interminable, dans la caillasse et avec aucune visibilité sur ce refuge, "quelle galére"!!!!
Arrivée au refuge, 2 équipes dorment en attendant leurs pâtes. Parmi eux les Eusnotois Céleste qui ont l'air d'être super organisés.

Un café et un sandwich plus tard ça repart.
Ne me demandez pas les heures, je suis sans montre et me laisse mener par Philippe et Emeric. (ce que je rectiefierais une journée plus tard en empruntant la montre de mon pére afin d'arrêter de me faire cramer les pauses par Emeric et de pouvoir contrôler à quelle vitesse je monte...)


Par Benoit - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 11:21

3H00 Le réveil est difficile. Mais où sommes nous? La veille, j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir et le manque de sommeil commence vraiment à peser. Je me lève brutalement, comme à mon habitude pour être sûr de ne pas replonger.

Le temps de déjeuner, ranger les affaires et se préparer ( et surtout préparer les pieds), c’est seulement vers 3H40 que nous décollons dans un noir profond. La journée d’aujourd’hui s’annonce difficile : elle sera chaude, avec 2 grosses ascensions et surtout de longues descentes, et une partie totalement inconnue.


Nous partons vite, comme pour nous remettre dans l’allure de course. Benoît est en pleine forme et avale le dénivelé avec une grande facilité: "c’est le premier jour où je suis aussi bien" dit-il. Pourtant, sous le col des chevrettes, je fais une erreur d’orientation. En traversant un pierrier, je file droit alors que la trace tourne brutalement à droite. De nuit, sans repère et avec pour seule vision le halot de la frontale, rien ne ressemble plus à une pierre qu’une autre pierre. Et nous voilà embarqués pour 20 bonnes minutes de jardinages le long de grandes dalles rocheuses et de pentes herbeuses relativement abruptes. C’est le GPS et la carte qui nous remettront dans le droit chemin.


Je suis content. C’est la première journée où nous conservons un bon rythme. Avec la fatigue, je commence à avoir de petites hallucinations: en me retournant, je vois trois lampes qui nous suivent "mais comment ont-ils fait pour être déjà là?"… parfois lorsqu’on s’arrête, j’entend le CLIC-CLIC des bâtons sur le sol "mais ils sont où?"… rien de tout ça!!! c’est seulement mon cerveau qui commence à tilter avec la fatigue: la lumière, c’est celle des voitures qui descendent au fond du val ferret, quant aux bruits des bâtons, voilà 55 heures que ce bruit traverse nos oreilles : le cerveau l’entend encore même quand ça s’arrête!!!

A 5H50 et avec une heure d’avance sur nos estimations, nous atteignons le carrefour d’Orny (1350mD+). Le spectacle est grandiose. Le jour est en train de se lever. Le ciel est clair et une lumière multicolore illumine le glacier d’Orny sur notre gauche. Nous nous accordons un peu moins de 10’ pour nous ravitailler, puis repartons vers la Breya. Au détour d’un virage, je tombe nez à nez avec un troupeau de chamois. Autant surpris que moi, ils détallent rapidement nous offrant un spectacle superbe.

A la Breya, le chemin devient bien moins intéressant. On descend droit sous le télésiège sur une piste de ski très abrupte. Puis atteignons Champex largement en avance sur notre programme.

A l’auberge Bon Abri, nous nous accordons 40’ d’arrêt et un bon petit déj’. Il y a Internet et nous pouvons prendre des infos sur les écarts entre les équipes. Les 41 ont dormi près de 6H30 ici et les 57 se sont arrêtés 2H. Les écarts se resserrent donc.


Nous voilà au pied de la deuxième grosse ascension de la journée: La fenêtre d’Arpette. Benoît a conservé son rythme. On avale le chemin et les nombreux groupes de randonneurs qui montent ce vallon magnifique. Benoît commence à se plaindre du releveur mais sans s’écouter avale les marches sans trop de difficulté. Sur la fin, au pied du raidillon, il coince un peu et nous levons le pied. Le col est atteint à 11H en moins de 2H20 (1280mD+) et c’est encore 40’ de gagner sur nos estimations!!! de vrais avions

Moins de 5’ de pause dans ce passage étroit et nous attaquons la descente. La vue est saisissante sur les coulées de pierres venant de tous les sommets, mais l’impression est plus forte encore lorsqu’on voit face à nous, majestueux et tourmenté, le glacier du Trient qu’on domine. La descente est longue et abrupte. Le rythme baisse franchement. Je crois que nous savons où sont nos points forts et nos points faibles : on monte bien, par contre les descentes sont laborieuses.


Comme prévu, nous nous accordons 40’ de pause au chalet des glaciers : coca, sandwich, café, petite réparation des bobos. Le plus dur est passé!!!

Pas de grosses difficultés dans la montée vers Les Grands. Seule la chaleur est assommante et nous essayons de marcher au maximum à l’ombre. Après les Grands, nous nous arrêtons pour nous arroser et mouiller nos casquettes dans les petits torrents. Tous les moyens sont bons pour se réhydrater. J’ai déjà bu plus de 8L d’eau depuis ce matin et j’ai encore une soif énorme. L’offre ne parvient pas à satisfaire la demande. Nous perdons plus d’eau que notre corps est capable d’en ingérer dans le même temps.

Après la Balme, une longue descente interminable nous attend vers Vallorcine. C’est d’abord à rythme lent que nous attaquons la descente, puis soudain, Benoît emboîte le pas et nous voilà partis dans une course éfreinée. Nous allongeons la foulée, oublions les douleurs et descendons rapidement vers Vallorcine.

16H05 fin du calvaire nous atteignons la gare. Les Belges sont déjà là depuis une bonne demi-heure. Il est tôt. Nous avions prévu de nous arrêter ici mais nous avons 5H d’avance sur notre programme. Il nous faut donc continuer. La famille et les amis sont tous là. Nous nous accordons 2H d’arrêt pour nous retaper. Il faut dire que nous sommes dans un piteux état: des ampoules pleins les pieds, des ongles cassés, et une fatigue générale importante. Nous mangeons, nous nous soignons, nous reposons un peu mais je n’arrive pas à dormir.










Bibi , comme à chaque fois, nous fait un massage dont il a le secret et nous repartons vers 18H.

Dans la montée vers le chalet de la Loriaz, je me sens bien, comme refait neuf, et comme si je n’avais pas marché avant (quoi??? déjà 16H de marche???). Il faut dire aussi que nous approchons de la fin (plus que 15H et ça, c’est bon pour le moral!!!).


Encore un petit effort et nous arriverons peut-être avant la nuit au refuge du vieil Emosson. Finalement, nous finirons la dernière ½ heure de nuit, avec des passages délicats et glissants.

Par Emeric - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 18:44
Pendant que Emeric, comme à son habitude trace sa route (ses lignes en l'occurence) et nous fait un magnifique CR que je me permettrai de nuancer un peu plus tard, je me vois dans l'obligation de faire l'éloge de la machine qu'est justement Emeric.
Energie
Minutie
Endurance
Resistance
Intraitable
Chamois
Sans ce gars je serai surement encore sur les routes de la PTL. Grâce à lui nous avons réalisé une belle perf que je ne pensais pas réalisable et que j'ai encore du mal à réaliser.

Energie car il a tout mis en oeuvre pour réussir cette course de son entraînement à sa participation. Tout depuis le mois de janvier est tourné vers le 25 Aout 2009.
Minutie car tout a été essayé, testé, reconnue, chronométré...
Endurance car il a su tout le long de la course être concentré sur la parcours, les cartes que ce soit de jour ou de nuit. A aucun moment il n'a relaché sa vigilance (hormis dans Salenton).
Resistance car il a été capable de me tracter sur différents cols. Tracter mes 85kgs pendant plus de 1 h à chaque fois sans pour autant empieter sur ses capacités physiques.
Intraitable car je n'ai eu aucun moment de répis. Pas de minutes supplémentaires de repos...
Chamois car il faut le voir dévaler les pentes les plus abrupts au mépris du danger.

Enfin bref, Merci Emeric pour ces 86h qui auront marqués mon esprit et mon corps.
Par Benoit - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 14:58

Moins de 3H de sommeil, c’est peu!!! Quand je me réveille, je ne sais pas ce qui m’arrive, je ne sais plus où je suis, je suis loin!!! Yeux ouverts tout me revient: vite vite, il faut partir…

Je descends aux vestiaires où m’attend Benoît, dans une odeur nauséabonde, déjà en train de se préparer. Petit déj’ rapide et nous quittons Morgex à 4H10 pour 2000m de D+. Ca démarre mal, nous prenons le mauvais chemin en sortant de Morgex. Demi-tour rapide et l’on repart dans le droit chemin.

Nous montons vers la tête de Licony à bonne allure (650m/H avec les pauses). Je n’ai qu’une chose en tête: Il faut passer Revedin ce soir avant la nuit, pour ne pas être distancé. Benoît n’est pas convaincu, plutôt ne veut pas l’être: d’autant plus qu’il craint ce passage délicat qu’il n’a pas reconnu. La journée de la veille pèse aussi: fatigue et coup au moral de ne repartir qu’à deux.



Sur la fin, notre rythme baisse avec l’altitude. Nous montons désormais à moins de 400m/H. J’accroche Benoît à la longe et le tracte jusqu’au sommet que nous franchissons vers 8H. La descente est délicate et Benoît descend tranquille comme à son habitude. En bas, je lui annonce la couleur. Pour rester dans les temps, il faudra au moins monter à 600m/H au Col Sapin. Mon obstination à atteindre Revedin, me pousse un peu à bleuffer: à chaque point de notre parcours, j’arrondi le temps à la dizaine inférieur, ce qui nous permet de gagner en moyenne 5min par Waypoint. Après Entre Deux Sex, nous savons que le plus dur pour la matinée est passé. Ensuite ça descend. Nous atteignons Arnuva vers 12H30 avec mon objectif atteint : près de 40’ de gagnées sur notre temps prévu. Il en manque un peu encore, mais je compte continuer de même pour être dans les temps cette après midi.

1H de pause est prévue. Les enfants de Benoît l’ont rejoint comme pour lui remonter le moral et l’encourager pour la suite. C’est finalement toute la famille qui est là!!! Nous mangeons, nous relaxons un peu et 45’ plus tard Bibi nous dit "c’est l’heure, il faut repartir" (comme si l’info était passée entre nous et qu’il avait compris mon objectif pour Revedin). C’est avec une profonde émotion que nous faisons une dernière photo avant le départ (Philippe a du mal à nous voir repartir sans lui!) et nous quittons Arnuva .

Le passage du col du Ban Darray se passe bien. Dans la descente, nous jardinons un peu. Il n’y a pas de chemin. C’est une grande prairie où paissent les vaches. Nous arrivons finalement sur le chemin. Nous sommes vraiment juste. Les 10’ perdues dans ce passage laisse s’éloigner le passage de Revedin. Benoît est très fatigué et dans la montée au col du Névé de la Rousse, il coince à nouveau. Il monte lentement. Je ne veux pas le forcer mais j’aimerais le tracter un peu pour reprendre du temps. 45’ plus tard je lui propose et c’est reparti ! nous montons à nouveau à près de 600m/H et franchissons en avance le col du Névé de la Rousse. Mon but est atteint: nous passerons Revedin ce soir!!!

Après quelques minutes au col nous descendons jusqu’à contourner la pointe de Revedin. Au pied du chemin, je tends la longe à Benoît, on s’accroche et l’on repart plein pot. Moins de 40’ pour atteindre le collet de Revedin. Nous l’avons monté comme des avions. Bilan de l’opération: Benoît déjà bien entamé est complètement éclaté, moi, j’ai pris une grosse cartouche aussi et mon sac y a laissé deux sangles (où était accrochée la longe).19H57, 2’ au col pour une petite barre énergétique puis il faut vite descendre vers Prayon car cette descente est interdite de nuit. Benoît s’attend à un truc très dangereux, et craint un peu mais vite il se rend compte que ça passe bien. Quand à moi, je lâche du leste: on n’est plus pressé maintenant.


A Prayon un couple de Suisse nous offre un thé. Nous prenons quelques minutes pour discuter avec eux. Puis repartons en suivant le tracé de l’UTMB. En haut de l’arrête de Saleina nous bifurquons pour remonter vers la cabane d’Horny. A la passerelle, nous nous arrêterons dormir. 22H30, la famille est là, toute fière de nous annoncer que personne n’est passé avant nous. Surprise, à Prayon nous sommes passés en troisième position. Mais où sont donc les autres. Ils semblent que les belges 57 se soient arrêtés à Prayon, mais où sont passé les 41, d’autant plus que leur femme est là à les attendre avec la tente et la bouf??? (nous apprendrons 20’ plus tard qu’ils sont déjà à Champex (en 2H20’, bizarre!!!).

Quelques pâtes et nous voilà repartis pour une longue nuit de 3H de sommeil. Dans la tente, nous entendons les Belges passer vers minuit.

Par Emeric - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 13:39

Difficile de repartir après cette longue pause. Mais nous sommes bien retapés !

Du col de la Traversette nous traversons la Combe des moulins sans grande difficulté. Au bout de la combe, la première difficulté pointe. La montée est laborieuse vers le passage de Louïe Blanche. Mes deux compères n’avancent plus. Philippe souffre beaucoup et pour rajouter à tout cela la pluie fait à nouveau son apparition. Benoît et Philippe coincent, et il semble que ce ne soit pas les seuls : nous rejoignons de près la troisième équipe. Au panneau, passage de Louïe Blanche, nous prenons un instant pour nous ré-équiper des ponchos. La température a brutalement chuté, et ajouté à l’humidité nous commençons à avoir franchement froid.

Nous franchissons le col de Louïe Blanche quand soudain la pluie se transforme en une violente averse de grêle. Le vent souffle de plus en fort et cela devient de plus en plus désagréable. Dans le vallon de Belle Combe nous décidons de nous arrêter quelques instants dans une ruine, pour laisser passer un peu l’orage, prendre le temps de manger un morceau et de se couvrir (veste, manchon, ponchos, gants, bonnets : le sac s’allège ! ! !). Puis il nous faut repartir après près de 20’ perdue. La pluie diminue puis s’arrête vers le lac de Belle Combe. Nouvelle pause, il nous faut maintenant tout quitter (on a fait ça plusieurs fois dans l’après midi et perdu beaucoup de temps…). En bas, nous sommes la troisième équipe à franchir le torrent du Ruitor. Nous avons dépassé une équipe qui semble avoir un gros coup de mou. Nous ne sommes pas vraiment frais non plus. Dans la montée vers Deffayes Benoît et Philippe coincent à nouveau. Voilà 19H que nous évoluons. J’essaie de trouver le bon compromis entre rythme rapide pour tirer mes camarades et rythme pas trop rapide pour ne pas les brûler plus (ce n’est pas facile ! ! !). Malgré toute attente, la montée n’est pas catastrophique et nous montons dans les temps prévus sur nos estimations.

Au refuge, nous nous accordons 20’ de pause, un sandwich et un coca. Philippe n’arrive pas à manger. En cette fin de soirée, le froid commence à être vif, et c’est gelé que nous quittons le refuge de Deffayes vers 19H10. Le froid a brutalement réveillé les douleurs de Philippe. Il boite, ne peut plus plier la jambe et a beaucoup de mal a respirer.

La montée à Haut-Pas est difficile mentalement. Nous n’avons plus de jus, Philippe souffre de plus en plus et le sentier pour atteindre le col est constitué d’une suite de faux col successifs. A chacun d’eux, c’est comme un petit coup de massue qui s’abat sur nous. Nous savons qu’il ne faut pas nous relâcher. La descende derrière est délicate et il est préférable de faire au moins le haut de jour.

A 20H10, nous changeons les piles de la balise GPS, puis nous quittons vite le col pour franchir le long pierrier tant qu’il fait encore jour. Ce sera chose faite… La descente est interminable: près de 2000mde D-. et plus on avance, plus Philippe ralentit. Chaque pas semble être une véritable souffrance. Entre le sac qui appuie sur la poitrine, la respiration rapide, la fatigue, le froid et les nombreux faux pas qui à chaque fois provoquent des vibrations douloureuses dans sa poitrine, Philippe commence à nous parler d’arrêter. Nous continuons cette longue descente à un rythme lent. La pluie fait à nouveau son apparition, comme pour nous achever !

Je vois le temps qui s’envole et je commence à m’énerver ! Mais c’est la fatalité… A Lazey, Philippe craque : "je n’en peux plus j’arrête". Il est 22H30, et nous devrions déjà être à Morgex. Il décide, pour que nous ne perdions pas plus de temps, d’appeler Bibi et Christelle pour qu’ils viennent le chercher. On descend encore jusqu’à Genèvrière puis nous nous arrêtons dans un petit hameau. Il nous demande de continuer sans lui. Vers 23H nous le quittons alors que l’on entend la voiture qui monte. C’est seulement à 23H30, sous une pluie à nouvelle fois battante que nous atteignons le gymnase de Morgex après près de 25H non stop. Philippe est déjà là et il en a gros sur la patate. L’accueil est très sympa. Après une bonne douche et une part de lasagnes nous nous couchons. Réveil prévu à 3H30 (moins de 3H de sommeil).

nous avons malheureusement très peu d'image de cours (manque de temps et mauvaises conditions météo), mais en voici quelques unes!!! ( passage entre le col des chavagnes et le col de bassassera... un régal!!!)

Par Emeric - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 12:02

Rapidement, nous atteignons le col de la Seigne (9H10), et entrons en Italie. Nous sommes toujours en avance sur nos prévisions. Benoît grogne!!! on a raccourcit les pauses que l’on avait prévues. J’essaie d’expliquer que les temps indiqués sur le tableau de marche ne sont pas contractuels et qu’ils représentent d’avantage des temps "tampon" que des temps d’arrêt. Malgré tout il suit! et on en rigole!!!
Au col de Chavagne, nous regardons le chrono: déception, nous avions prévu 30’ et nous avons mis 1H pour effectuer le trajet. Notre avance est en train d’explosée. Finalement, avec du recul, nous avons dû nous tromper dans notre programmation!!!

















La neige a beaucoup fondu depuis les recos. Déjà à la Seigne, le névé "craignoss" a disparu. Pour atteindre Bassassera c’est pareil, plus de neige!!! tant mieux! Le paysage est toujours aussi magnifique. C’est lunaire. Cette ancienne vallée glaciaire est parsemée de petits lacs et de nombreux ruisseaux. Au col de Bassassera, nous nous accordons quelques minutes pour manger un peu et pour étudier les cartes. Dans ce passage, nous avions pas mal jardiné pour trouver le passage lors des recos.

Nous descendons puis coupons vers le sud pour atteindre le lac du glacier.

A partir de là, les choses se gâtent. Il n’y a pas de chemins et c’est à l’azimut que nous nous dirigeons au milieu de cours d’eau, dans une grande prairie parsemée de trous. Plus bas, crack!!! je me tord violemment la cheville droite, celle où je me suis déjà fait une entorse il y a 15 jours. Arrêt brutal!!! Il faut que je m’allonge, je ne me sent pas bien. Puis tout me revient: Je suis sur la PTL, l’objectif de 6 mois d’entraînement et de préparation. Il faut que je me relève et que je reparte

500m plus loin, nous tombons sur le torrent d’Arguerey. Il faut le franchir, mais il y a beaucoup d’eau. Je saute de rocher en rocher et parvient à atteindre l’autre rive. Soudain, je me retourne, après avoir entendu un bruit inquiétant. C’est Philippe, qui dans son élan m’a suivi. Sur le rocher, les chaussures n’ont pas tenu et la chute est violente. Il est allongé, le souffle coupé sur le rocher, au beau milieu du cours d’eau. Après de longues secondes sans bouger et sans pouvoir nous répondre, il se relève doucement en se tenant la poitrine. Dès les premiers pas, sa cuisse le fait énormément souffrir. Finalement, il se reprend et nous repartons, un peu refroidis vers Pointe Rousse.

Au col, une personne de l’organisation nous indique que trois équipes sont déjà passées. La descente vers le col du Petit Saint Bernard est interminable. Voilà près de 14H que nous sommes partis. Nous avons l’estomac au fond des talons, les jambes en coton, et mal après nos chutes.

Finalement, c’est à 12H45 que nous atteignons le col du Petit Saint Bernard avec près de 30’ d’avance sur notre planning. Nous nous arrêtons pour une longue pause: resto et pâtes au pesto, puis café avec amis et famille qui sont là pour nous encourager.

Ma cheville n’est pas trop enflée. La douleur n’est pas si forte. Il faut dire que ce n’est plus la première et que maintenant je récupère beaucoup plus vite.

Par contre, Philipe souffre beaucoup, des côtes et de la béquille qu’il a eu à la cuisse gauche. Il commence à douter pour la suite du parcours. Mais sa volonté est plus forte!!!

Par Emeric - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 10:56

21H30 voilà déjà 2H qu’il pleut! La météo annonce la couleur: la nuit sera arrosée!!! Nous nous dirigeons vers la place du triangle de l’amitié, un nom parfait pour y placer le départ d’une course par équipe.

A 21H55 la musique de Vengelis (BO du film LE dernier des mohicans)  retentit. Voici le lien pour vous remettre dans l'ambiance!!!

L’euphorie est totale aussi bien dans le clan des coureurs que des spectateurs ou des organisateurs. La pluie a cessé et le public est bien présent. C’est très impressionnant!!!

22H pétante, le départ est lancé!!! Nous traversons Cham’ en trottinant sous l’acclamation du public. Je ne sais plus où donner de la tête… je cherche ma famille et mes amis… de temps en temps j’en distingue un… mais manque la plupart…

Dès la sortie de Cham’, la pluie réapparaît. Les premiers kilomètres vers les Houches se font rapidement, tellement rapidement que les premiers prennent le mauvais chemin. Et nous voilà en tête (pour 15sec) de cette PTL 2009.

Aux Houches, le public est encore présent. Puis la pluie s’intensifie!!! La montée au col de Voza se fait sous une pluie battante. Nous mettons nos ponchos. Quelques fois de gros éclairs illuminent le chemin, et le craquement de l’orage nous siffle dans les oreilles! Nous craignons déjà le passage au col d’enclave…

Pour nous, tout se passe bien. Nous sommes bien et nous connaissons cette partie du chemin par cœur. D’autres équipes se sont déjà égarées!!!

A 1H45, nous atteignons les Contamines avec plus de 50’ d’avance sur notre estimation. Nous y faisons notre première pause, 20’ avant de repartir pour la longue ascension vers le col d’enclave. Arrivée à la hauteur du refuge de la Balme, la pluie cesse. Plusieurs équipes ont déjà une belle avance sur nous. Quelques fois, nous nous retournons, pour profiter du magnifique spectacle constitué par les 150 frontales qui serpentent à la manière d’un reptile le long de cette vallée.

C’est avec une grande concentration que nous franchissons cette première difficulté (et première zone dangereuse du parcours). La nuit est profonde, le sol très mouillé, mais il me semble que le sol glisse moins que quand nous avions reconnu ce passage (par temps sec). Dans la montée, une équipe est hors trace, sur la droite. Je crains pour eux. Le passage est très délicat dans ce pierrier très abrupte. Aux recos, il y avait eu dans ce passage une grosse chute de pierres (envoyés comme souvent pour un troupeau de bouquetins). Vers 5H15, nous franchissons le col, puis basculons vers la combe de Bellavale. Ce passage est délicat en terme d’orientation. Nous y avons déjà jardiné. Après le lac d’enclave, il n’y a plus de chemin. Que d’énormes cailloux au travers desquels il faut se faire une trace pour atteindre le col de Grande Ecaille. Nous nous rappelons que pour trouver le passage, il ne faut pas descendre trop bas car sous le col, il y a une falaise infranchissable. Le GPS entre alors en action. Comme nous le craignons, trop bas, il nous faut remonter pour atteindre la vire nous permettant de rejoindre le chemin du col. Les premières équipes l’ont déjà franchit et nous faisons l’orientation pour tout le peloton qui nous suit. Au lever du jour, coup de fatigue. Nous prenons une barre et attaquons la longue montée vers le refuge Robert Blanc que nous atteignons vers 7H. Au refuge, les premières équipes dorment un peu et s’enfile une bonne plâtrée de pâtes. Pour nous, se sera café/sandwich, avant de repartir une heure plus tard.

Par Emeric - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 15:33
article publié mardi 25 août 2009 dans Le Midi Libre.
Par Le Team OSA - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 11:48

Jeudi 27 Août 2009, Laurence FERRARI diffusait dans son journal de 20H un reportage sur la Petite Trotte à Léon.
Pour ceux qui l'aurait manqué, vous pouvez le retrouver sur le site de TF1 au lien suivant:
bon reportage!!!

Par Le Team OSA - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 17:11

Ca y est, nos trois zozos préférés ont pris le départ mardi 25 au soir, à 22h, comme prévu, entre deux averses.

Arrivés à Chamonix vers 17h, Philippe, Benoît et Emeric se sont mis en tenue pour se livrer à une petite séance photos, puis se sont dirigés vers les organisateurs pour la vérification des sacs et le briefing.

Dernière modif avant course de l’organisation (encore et encore des modifs!!!):
- Prendre à gauche du lac (et non à droite) avant d’arriver au col du petit Saint Bernard pour rejoindre le ravito côté italien car côté français ils n’ont pas daigné accueillir les coureurs!!! HUUUU!!!
- Précision sur les variantes que les coureurs devront prendre s’ils arrivent de nuit pour descendre certains cols très dangereux dans le noir!




Après toutes les recommandations des organisateurs, la pasta party a permis de faire le plein d’énergie et aux équipes de discuter entre elles. Puis tout ce joli monde s’est dirigé vers la ligne de départ où un spectacle de cracheurs de feu illuminait la place du triangle de l’amitié.

Beaucoup de monde et beaucoup d’émotion entouraient les coureurs. Après une ovation en hommage à coureur inscrit à la PTL disparu avant même le départ, nos trotteurs se sont élancés au milieu d’une haie d’honneur formée par le public venu nombreux.

Evidemment, tous les supporters, familles et amis réunis, étaient là pour encourager et motiver leurs champions déjà très concentrés sur leur course.

Nous leur souhaitons de prendre le maximum de plaisir pour cette belle aventure humaine.

N’hésitez surtout pas à les suivre (dossard 33) via google earth…

A très bientôt pour des récits détaillés de leur évolution au jour le jour…

Par marianne - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 14:58

Ca y est, le lien "Live Trail" est enfin ouvert. Grâce à celui-ci, vous pourrez vous connecter à tout moment pour suivre notre progression en direct sur GoogleEarth  pendant la course...

Pour pouvoir vous connecter, suivez les informations sur:
http://utmb.livetrail.net/tempsReel.php
et téléchargez GoogleEarth (téléchargement gratuit:
http://earth.google.com/download-earth.html
si vous ne l'avez pas encore installé...
N'oubliez pas de mentionner notre numéro de dossard: le 33!!!
Bonne installation à tous et à très bientôt. Encore merci pour tous vos messages de soutien...

Par Le Team OSA - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 17:55

Après moult et moult calculs, voici ce que nous avons considéré comme raisonnable pour notre course : Un parcours réalisé en 92H30, soit une arrivée prévue samedi vers 18H30 (pour l’apéro!!!). Donc quatre journées de course réparties comme suit :

  • Jour 1 (le 25 et 26 Août): départ 22H de Cham’, pour 23H30 de course soit une arrivée prévue à Morgex à 22H30, avec au passage le col de Voza (1653m à 0H30), col d’enclave (2667m à 6H15), refuge Robert Blanc (2760m à 8H30), Col de la seigne (2516m à 10H), col de Bassassera (2737m à 11H30), col du Petit Saint Bernard (2188m à 13H30), col de Louie Blanche (2567m à 16H40) et le col Haut Pas (2859m à 20H). 97Km 5200mD+ 5300mD-.
  • Jour 2 (le 27 Août): départ de Morgex à 3H30 après 5h de pause, pour 19H de course soit une arrivée prévue à Prayon à 21H45, avec au passage la Tête de Licony (2916m à 7H40), col Sapin (2435m à 9H35), col Entre 2 Sauts (2520m à 10H45), Arnuva (1769 à 12H50), col du Bandaray (2695m à 16H), col du Névé de la Rousse (2752m à 18H50) et le Collet de Revedin (2510m à 20H45). 54 Km 5000mD+ 4400mD-.
  • Jour 3 (le 28 Août): Départ 4H15 de Prayon (6H de pause), pour 16H30 de course soit une arrivée prévue à 20H50 à Vallorcine, avec le Carrefour d’Orny (2691m à 8H40), champex (1444m à 11H), Fenêtre d’Arpette (2665m à 15H) et le col de Balme (2204m à 19H). 40Km 3600mD+ 3900mD-.
  • Jour 4 (le 29 Août): Départ 2H45 de Vallorcine (6H de pause), pour 15H30 de course, soit une arrivée prévue à CHAM vers 18H30 avec : refuge du Vieil Emosson (2206m à 6H40), Cheval Blanc (2830m à 9H), Buet (3096m à 10H30), Col de Salenton (2526m à 11H30), et le Col du Brévent (2368m à 16H40). 43Km 3100mD+ 3400mD-.

    (les passages notés en bleu sont accessibles par la route (sauf Brévent par télécabine)).
    • Bien évidemment, ceci n’est qu’une estimation. Il est évident que notre seul but est d’arriver avant les 114H maxi de course. Ces prévisions évolueront malgré nous pendant la course, en fonction de notre fatigue, de nos bobos mais surtout en fonction de la météo, et là je crains le pire : ça fait 15 jours qu’il fait grand beau sur le Mont Blanc ! Nous réserverait-il le mauvais temps le bougre!!!
Par Emeric - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 17:32

Ça y est, nous avons reçu cette semaine, par mail, la trace définitive de la PTL ainsi que le road-book. Beaucoup de changements : notamment au niveau du parcours. Nous nous sommes trompés sur les reconnaissances à partir de Praz de Fort. Il nous fallait en fait monter à la Cabane d’Orny (1200D+) avant de redescendre vers la Breya. Là, nouvelle erreur : Il faut redescendre directement sous le télésiège jusqu’à Champex. Cette partie est donc bien plus longue que celle que nous avons faite, et c’est un morceau du parcours que nous n’aurons pas reconnu. Dommage ! ! !

Pour le reste, nous avons tout reconnu. Il nous restait le col d’Enclave, et voilà chose faite. Encore un passage délicat de plus où il faudra probablement pauser les mains. A dire vrai, je ne suis pas sûr que le parcours ait été simplifié. Il faudra simplement nous organiser autrement, avec une première journée qui a beaucoup changé et qui nous permettra d’aller plus loin ! Par contre, notre carnet de route nous montre que finalement nous arriverons à quelque chose près vers le même nombre d’heures de course soit entre 92 et 94 heures.

Par Emeric - Publié dans : Petite Trotte à Léon - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /Août /2009 19:37



Depuis le début de notre aventure, nous avons reçu de nombreux messages de soutien…

Alors, nous tenions à notre tour à vous faire
un grand merci,
famille, amis, et inconnus qui consultez régulièrement ce blog ! ! !

 

Par Emeric - Publié dans : divers - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 
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