Avant cela, il faut remonter environ 1 mois et demi en arrière, où au détour d’un mail, j’ai appris qu’Emeric souhaitait réaliser un nouveau défi pour l’édition 2009 du téléthon, relier Pignan à Paris à vélo en 40 heures ! J’ai trouvé l’idée géniale, mais je n’imaginais pas un seul instant pouvoir figurer parmi les participants. Mon vélo de route servait depuis de nombreuses années à décorer mon garage.
J’étais donc surpris et flatté qu’on pense à moi.
Après quelques jours de réflexion, je me suis laisse tenter.
J’étais parti pour une course contre la montre de 6 semaines pour me préparer.
Un home-trainer m’a été prêté (merci la famille Poncé). j’ai
passé quelques soirées à pédaler dans le salon en regardant la télé, pas vraiment ludique, heureusement Sophie est compréhensive.
Un stage à Prayols m’a permis d’enchaîner les kilomètres, le tout ponctué des conseils avisés d’Emeric et Benjamin.
Toutes ces sorties réalisés ensemble ont permis de souder le groupe pour être un peu plus fort le moment venu.
Nous voici le jeudi 03 décembre, il est 20 heures, j’arrive au gymnase de Pignan, de nombreuses personnes sont venues nous encourager. Ca donne du baume au cœur !
Le départ est donné, nous nous élançons pour un tour d’honneur accompagné de cyclistes courageux.
Les kilomètres s’enchaînent à vive allure, ils sont loin des 20 km/h de moyenne de la feuille de route !
J’ai l’impression de rouler pour le « guines book »: ¾
d’heure d’avance à Uzès (où nous laissons Florence), 1 heure d’avance au Pouzin, tout va bien jusque
là 187 km de parcouru mon record perso est pulvérisé J
La vallée du Rhône et son vent légendaire n’ont pas failli à leur réputation, une légère douleur apparaît au niveau du genou.
Je tiens le coup, heureusement pour moi Benoît casse le rythme avec ses petits « pépins » j’en profite pour rester souder au groupe.
Nous arrivons fatigués à Vienne après 300 KM
Pour moi c’est déjà un exploit, mais j’aspire à aller + loin, beaucoup + loin.
La réalité est tout autre après une 1 heure de vélo je suis contraint de regagner le mini-bus.
J’ai toujours le moral, je pense encore pouvoir reprendre après quelques heures de repos.
Je rate malheureusement la + belle partie du parcours « la montée des Echarneaux » et ne fais aucun kilomètre avec Yoann L.
Après une pause bien méritée (pour mes compagnons), je décide de repartir. Cependant la
douleur est trop vive le parcours très cassant (des bosses, des bosses et encore des bosses) me contraint au retour dans le bus après une trentaine de kilomètres. Le moral est en berne, j’ai enfin compris que cette douleur allait compromettre mon défi.
La seconde nuit est moins euphorique pour tout le monde.
Emeric à un coup de mou qui dure 2 minutes et ça repart. Bibi et Benoît gère au mieux.
La moyenne en
arrivant à Auxerre est impressionnante, Olivier s’accroche et mouline à 10000 tours/minutes pour ne pas être décroché « Bravo
Olive »
Le mini-bus est confortable mais je décide de faire encore une tentative même si ce n’est pas du goût du Gilbert. Alain sort mon vélo de la remorque monte ma roue, et je m’élance.
J’arrive à suivre le groupe merci à Benjamin pour « ses poucettes » je m’abrite le plus possible derrière Bibi et Benoît la douleur est là mais les kilomètres défilent vite.
19 heures, nous arrivons à Nogent, Au milieu du trafic parisien ça devient du cyclo-cross.
Gin Cana entre les voitures, escalades des trottoirs et je ne parle pas des feux tricolores…
Il faut rester attentif le danger est partout.
On arrive enfin au Gymnase de Nogent l’accueil n’est pas égal à celui de Pignan mais nous sommes heureux d’être là, dernière émotion la remise des promesses de dons au directeur de l’AFM.
Maintenant, je soigne mon entorse au genou et je remercie tous ceux qui ont fait que cette belle aventure restera, toujours dans ma mémoire.
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Notre nouveau point de RDV est
Lozanne où je me rends en voiture avec mon vélo « dernier cri » dans le coffre.

Je tiens à remercier toute cette merveilleuse équipe de "bargeots" Stéphane(le routard sympa), Olivier(le guerrier grenouille), Benoit(mon souffre douleur préféré),
benjamin(toujours élégant et impressionnant sur son vélo), Florent(le malchanceux), Youann(l'homme sous équipé (vélo de 3 tonnes sans cale-pieds qui a du en bavé dans la montée de Echarmeaux)et
évidemment mon fiston Emeric (la machine infernale,le plus bargeots de tous) qui à organisé et mené à bien dans les moindres détails une fois de plus une aventure de folie et qui me fait vivre
des moments intenses et inoubliables (ça plus les haribos, mon coeur en prends un sacré coup). Un grand merci à mon coéquipier Alain (et ses bonbons, avec qui on forme un duo gagnant) sans qui
cette aventure et ses longues heures de conduites (Sarko va pas être content on ne c'est pas fait flasher au radar "800 kms à 25-30 km/h" plus le GPS qui nous indiquait leur emplacement)aurait
été monotone. Et évidemment je n'oubli pas la base arrière Marianne (rédactrice en chef )avec son dévouement sans limite (pour son Mimi cheri) pour l'organisation, la préparation des gateaux aux
chocolats pour le moral des coureurs et surtout sa bonne humeur et son sourire permanent et enfin mamie Paty pour la garde du petit Ewen(futur bargeot ou bien parti pour l'être)ce qui à permis de
dégager un peu de temps pour tout mettre en oeuvre. Encore merci à toi Emeric et à tous ces "bargeots". Je vous aime!!!!
De son mari toujours impressionnant qui a tenu tout le
parcours, qui a réparé ma chaine, mes pneus, et qui n'a cessé de tenir le timing.